Lectura Dantis avec Roberto Mercuri

Enfer, Chants XVI-XVII

 

 

Nous sommes heureux de vous inviter à l’inauguration de la Lectura Dantis, qui aura lieu à la Salle D040 à la Maison de la Recherche de la  Sorbonne, 28 rue Serpente,  le 11 mai à 16h.

La Lectura inaugurale est confiée à Roberto Mercuri, professeur émerite à l’Université de Rome « La Sapienza », qui présentera les chants XVI-XVII de l’Enfer.

La Lectura sera introduite par Antonio Montefusco, professeur à l’Université de Venise « Ca’ Foscari » et par Manuele Gragnolati, Sorbonne Université, qui animera le débat.

Voilà comment Roberto Mercuri présente sa conférence:

« La structure est partie intégrante de la poésie de la Comédie, construite à l’imitation de la création divine qui a disposé toute chose en « mesure, nombre et poids » (Sap. 11, 21). C’est là un des motifs multiples qui autorisent la lecture du poème par groupes de chants : importante et substantielle innovation au cœur de la longue tradition du commentaire séculaire, principalement centré sur la lecture d’un seul chant, qui risque ainsi de se transformer en une monade isolée.
Dans la suite d’une telle perspective, le présent cycle de lectures commence avec les chants XVI et XVII de l’Enfer qui constituent le centre de la première partie (en italien la première cantica). Le poème est structuré en trois parties, chacune avec son centre qui, dans le cas du Purgatoire coïncide avec le centre du poème entier. Les chants centraux des trois ensembles sont connectés entre eux et sont pareillement reliés avec le début et la conclusion de la partie dans laquelle ils sont insérés. En conséquence, le centre de chaque partie n’est pas un espace statique, mais dynamique ; c’est une sorte de carrefour dans lequel se rencontrent les plus importants fils sémantiques, métaphoriques, symboliques et narratifs qui constituent la trame du poème.

Au centre de l’Enfer, Dante place l’entrée dans le monde de la fraude qui se conclura avec l’expérience du puits du Cocyte et la vision finale de Lucifer. Le passage est marqué avec un rite pratiqué par Virgile, qui jette une mystérieuse corde, portée par Dante autour de sa taille, dans le gouffre profond de Malebolge, dans le but de solliciter Geryon qui en est le gardien. La description de la descente et la connotation de Géryon concluent l’action dramatique dont les points caractéristiques sont le dévoilement du titre du poème (Comedia) et le rite de passage, marqués tous deux par la métaphore de la chasse, une des images fondamentales (les transumptiones) du poème. »

La rencontre, initialement prévue en Salle des Actes, a été dépacée à la suite de la fermeture de la Sorbonne.

 

Lectura Dantis avec Roberto Mercuri – 11 mai